Médecine esthétique: un syndicat écrit à Bertrand

Publié le 23/05/2011

L'Union nationale des médecins à exercice particulier (Unamep) réclame, dans une lettre ouverte au ministre de la Santé, l'annulation du décret du 12 avril interdisant les techniques d'amincissement de lyse adipocytaire et dénonce «l'arbitraire des pouvoirs publics». «Ce décret va trop loin, jusqu'à l'absurde, en interdisant sans discernement, au lieu d'encadrer les actes en se fondant sur des preuves», écrit l'Unamep. «Ce décret semble ne reposer sur aucune base scientifique sérieuse», soutient le syndicat, dont le vice-président, le Dr François Turmel, est également président de la Fédération française des médecins experts en médecine esthétique et anti-âge (FFMEAA). Selon le syndicat de médecins, il «profite non pas à la population mais à une corporation: les patients, victimes d'effets secondaires par lipoaspiration (pratiquée par des chirurgiens, NDLR) pourraient légitimement attaquer l'Etat, en raison de la majoration du risque et de la perte de chance résultant du décret», affirme-t-il. Le syndicat suggère également de possibles conflits d'intérêts au sein de la Haute Autorité de Santé (HAS), dont un avis est à l'origine du décret. Un nouveau décret plus global pour mieux encadrer les actes à visée esthétique est en préparation au ministère de la Santé. Il doit préciser ce qui relève de la chirurgie ou de la médecine esthétique ainsi que les conditions de l'exercice de la médecine esthétique et les qualifications requises pour l'exercer.


Source : legeneraliste.fr