L’usage thérapeutique du cannabis en question au tribunal de Belfort

Publié le 11/03/2013

Le tribunal correctionnel de Belfort doit se prononcer mercredisur le cas de Dominique Loumachi, un malade myopathe depuis l'enfance, qui demande à la justice de reconnaître l’usage du cannabis comme un état de nécessité. «Je suis condamné, ma maladie est incurable et seul le cannabis me soulage», résume cet homme de 40 ans, qui a comparu mi-décembre devant le tribunal pour «usage et détention» de cannabis. Le parquet a requis 300 euros d'amende avec sursis à son encontre. Le patient indique que de toute façon, il n'arrêtera pas de fumer, «à moins qu'on trouve un traitement efficace.» En 1992, l'homme se tourne vers le cannabis. Il le fume, l'infuse ou le cuisine. Pour lui, il s'agit d'un «vrai traitement : je dose la quantité en fonction de la douleur», explique-t-il. Dominique Loumachi cultivait quelques pieds de cannabis chez sa soeur, à Belfort, pour sa consommation personnelle, mais la police a découvert et saisi cette plantation. Devant le tribunal, son avocat, Me Jean-Charles Darey, a plaidé la relaxe pour «état de nécessité», estimant que son «client se trouve dans un état de douleur qui l'oblige à violer la loi sur les stupéfiants en consommant du cannabis pour moins souffrir». Un médecin belfortain, le neurologue François Ziegler, a d'ailleurs attesté par écrit que le patient souffrait de «douleurs neurologiques pour lesquels du cannabis peut être bénéfique en traitement adjuvant de la douleur».


Source : legeneraliste.fr