L’UNAPL et le CNPS s’alarment d’une possible interdiction du cumul médecin-député

Publié le 22/04/2013

La trentaine de médecins qui siègent à l’Assemblée Nationale vont-ils devoir choisir entre leur métier d’origine et leur mandat d’adoption ? C’est ce que craint l'Union nationale des professions libérales (UNAPL) qui alerte lundi sur les projets de loi sur la moralisation de la vie publique qui doivent être présentés mercredi en Conseil des ministres. L’UNAPL craint que, suite à l’affaire Cahuzac, les dispositions contre les conflits d'intérêts interdisent le cumul entre un mandat parlementaire et certaines activités professionnelles comme celles des avocats et des médecins. Elle redoute qu’ils se voient «interdire l'accès au Parlement à moins d'abandonner leur profession». L'UNAPL refuse par avance «l'exclusion des professionnels libéraux du Parlement» et y voit une «iniquité majeure» dans la mesure où les fonctionnaires «pourront réintégrer leur emploi au terme de leur mandat électif, tandis que les professionnels libéraux, qui auront été contraints de renoncer à leur activité, c'est-à-dire de céder ou de fermer leur cabinet libéral, se retrouveraient sans activité professionnelle». En écho, le CNPS (Centre National des Professions de Santé), qui est lui aussi présidé par Michel Chassang, exprime «sa totale opposition à une cette disposition inique qui instaurerait une démocratie à deux vitesses.» Parmi les médecins élus au Parlement, un bon nombre conservent en effet une petite activité professionnelle, pour des raisons des protestion sociale, mais aussi pour ne pas perdre la main.


Source : legeneraliste.fr