L'UFC-Que choisir s'inquiète du coût de la santé pour les seniors

Publié le 21/09/2011

L’association UFC-Que choisir s'inquiète d'un risque de démutualisation des seniors, dont le budget complémentaire santé est 2,5 fois plus élevé que celui de la population générale selon une étude de l'association publiée mercredi. « La part des dépenses de santé prise en charge par l'Assurance-maladie atteint en 2010 son niveau le plus bas depuis 1973, occasionnant un impressionnant transfert de charges vers les usagers ou leurs complémentaires santé (2,3 milliards d'euros) » indique UFC-Que Choisir, à la veille de la présentation du budget de la Sécu 2012. En 2010, les ménages ont dépensé 41,9 milliards d'euros pour se soigner (6,7 milliards de plus qu'en 2006) : 60 % pour les cotisations de mutuelles, 40 % pour les paiements directs (forfaits, dépassements d'honoraires, etc.), selon l'association. « Je ne peux laisser dire au ministre de la Santé qu'il y a une baisse du reste à charge » de 9,4 % en 2010 contre 9,6 % en 2009, a déclaré Alain Bazot, président de l'association, lors d'une conférence de presse. « C'est une présentation extrêmement sournoise car il omet le coût des cotisations des complémentaires mutuelles » a-t-il souligné. L'UFC-Que Choisir s'inquiète avant tout pour les seniors, exposés à des soins plus fréquents et dont les tarifs des complémentaires augmentent avec l'âge. Selon une analyse menée par l'association, d'après 335 contrats de seniors, la cotisation moyenne par personne couverte atteint 94 euros par mois. En 2011, les 60 ans et plus ont subi une hausse de leurs cotisations de complémentaire de 11,8 % à garanties égales. Or pour pouvoir absorber la hausse des complémentaires, les usagers opèrent une « descente en gamme » et réduisent l'étendue de leur garantie, souligne Mathieu Escot, chargé de mission à l'UFC-Que Choisir. En 2010, chaque Français a dépensé 665 euros pour se soigner, contre 571 euros en 2006. Pour que les seniors ne soient pas contraints à se démutualiser, l'association prône une revalorisation de l'ACS (aide à l'acquisition d'une complémentaire santé) pour les personnes de plus de 50 ans.


Source : legeneraliste.fr