L’OMS s’inquiète de la pénurie de médecins en zones rurales

Publié le 05/08/2010

Cherchez l’erreur... Au niveau mondial, près de la moitié de la population vit dans des zones rurales, mais seulement 38% des infirmières et moins de 25% des docteurs y travaillent. L’OMS s’inquiète de la pénurie de médecins dans les zones rurales u peu partoit dans le monde. Au total, près d'un milliard de personnes n'ont pas accès à des soins de santé de base. Les pays pauvres comme les pays riches sont également concernés. En Afrique, la situation est particulièrement préoccupante. Dans de nombreux pays du continent -- en particulier au Mali --, la situation est paradoxale: de nombreux médecins partent vivre à la capitale pour faire des petits métiers comme chauffeur de taxis, tandis que les habitants des zones rurales manquent de médecins, raconte le responsable du département Personnels de santé à l'OMS, Jean-Marc Braichet. Autre exemple: en Afrique du Sud, 46% de la population vit dans les campagnes, où n'exercent que 12% des docteurs du pays. Cette pénurie de médecins ne touche pas uniquement l'Afrique. Aux Etats-Unis, par exemple, il n'y a guère que 9% des médecins qui décident de s'installer en dehors des villes, selon l'OMS.Préoccuppée par ce constat, l'Organisation mondiale de la santé a donc exhorté vendredi les Etats à encourager, y compris par des primes, les professionnels de la santé à s'installer dans les zones rurales ou reculées où des millions de personnes manquent cruellement de médecins. Pour guider les gouvernements dans cet objectif, l'organisation onusienne a établi une liste de 17 recommandations, en matière de «formation, réglementation, incitations financières et soutien professionnel et personnel». L'OMS recommande ainsi de situer les écoles de médecine hors des grandes villes afin que les futurs diplômés aient plus envie d'y rester. Elle suggère aussi de mettre en place un système de primes, d'indemnités de logement, de gratuité des transports et de congés payés suffisamment attractif pour attirer à la campagne les jeunes médecins.


Source : legeneraliste.fr