L'Inserm « préoccupé » par l'effet possible du bisphénol A sur la reproduction

Publié le 17/04/2011

L'Inserm, qui a passé au crible cinq substances chimiques très présentes dans la vie quotidienne, se dit préoccupé par l'impact possible sur la reproduction d'au moins l'une d'entre elles, le bisphénol A (BPA), récemment interdit dans la fabrication des biberons.

L'expertise collective de l'Inserm concerne cinq types de substances soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens : BPA, phtalates, retardateurs de flamme, composés perfluorés et parabènes.

Une des substances pour laquelle on dispose de plus de données est le BPA, interdit depuis peu pour la fabrication des biberons, et que des députés ont proposé cette semaine d'interdire dans tous les produits.

« On ne peut pas considérer que le bisphénol A, aux doses auxquelles la population générale est exposée, soit sans danger pour le versant masculin de la fonction de reproduction », souligne l’l'Inserm.

Elle note cependant que « les études épidémiologiques disponibles ne sont pas suffisantes à ce jour pour permettre de confirmer ou d’infirmer chez l’Homme les effets à long terme observés chez l’animal ».

Mais « on ne peut pas faire comme s'il n'y avait pas de danger », dit Rémy Slama (Inserm).

Le ministre de la Santé , Xavier Bertrand, avait indiqué jeudi vouloir attendre le résultat d'expertises, disponibles fin 2011 pour le BPA et fin 2012 pour les autres perturbateurs endocriniens, pour décider d'une éventuelle interdiction. Le député (Nouveau centre) Yvan Lachaud demandait de réduire l'exposition dès maintenant, « au nom du principe de précaution ».


Source : legeneraliste.fr