Si « Le Généraliste » était paru en 1928

L'importance du nombre sept en médecine

Par
Publié le 26/03/2017
Histoire

Histoire

Certains philosophes, entre autres les Pythagoriciens, ont voulu expliquer toutes choses par les nombres.
Pour Hippocrate, il y a dans la nature humaine sept saisons, qu'il appelle âges : la petite enfance, jusqu'à 7 ans, moment où changent les dents ; l'enfance, jusqu'à 14 ans, époque d'apparition de la liqueur spermatique ; l'adolescence, jusqu'à 21 ans, moment où pousse la barbe ; la jeunesse, jusqu'à 28 ans, qui marque la fin de l'accroissement du corps ; l'âge adulte, jusqu'à 49 ans (7 fois 7), pendant lequel l'organisme atteint sa perfection ; enfin, la vieillesse.
Le fœtus est viable à 7 mois.
Dans le « Traité des semaines », faussement attribué à Hippocrate, d'après Galien, et dont l'original est perdu, on trouve l'année divisée en 7 parties : ensemencement, hiver, plantation, printemps, été, saison des fruits et automne. Quoique Dioclès ait soutenu le contraire, Hippocrate dit que les maladies sont moins dangereuses lorsque la nature en est conforme à la saison ; c'est ainsi que la fièvre ardente est moins grave en été qu'en hiver.
Il y a 7 ouvertures des sens placés dans la tête : 2 yeux, 2 oreilles, 2 narines et la bouche.
Il y a 7 organes vitaux : 2 poumons, le cœur, le foie, la rate et 2 reins.
D'autres auteurs ne comptaient qu'un poumon et y ajoutaient la langue.


(Dr L. Pron, d'Alger, dans « La Chronique médicale », 1928)


Source : legeneraliste.fr