L'Igas préconise une modification du mode de rémunération des pharmaciens et des nouvelles délégations

Publié le 30/06/2011

L'Inspection générale des Affaires sociales préconise de modifier le mode de rémunération des pharmaciens et d'élargir leur mission en leur permettant de réaliser notamment des dépistages, dans un rapport publié mercredi. La mission de l'Igas, mandatée par le gouvernement et dont les recommandations ne doivent « pas générer de surcoût pour l'Assurance maladie », propose de substituer progressivement au système de rémunération actuel un « honoraire de dispensation ». « La base de cet honoraire ne serait plus la boîte, comme aujourd'hui, mais conjointement, l'ordonnance traitée (...) ainsi que la dispensation de médicaments complexes » explique l'Igas. L'honoraire serait distingué du médicament que le patient réglerait sur la base d'un prix administré (prenant en compte le coût du médicament et la marge du grossiste), et « aurait pour vocation à être pris en charge par les organismes d'Assurance maladie » poursuit l'Igas, précisant que ce schéma est possible pour les médicaments remboursés. La mission évoque également de nouveaux services réalisables par les pharmaciens, notamment le test de dépistage des angines bactériennes. Elle suggère aussi « d'associer les pharmaciens au suivi vaccinal » et d'étudier la possibilité que le pharmacien réalise l'acte de vaccination. L’Igas suggère également un dispositif où le pharmacien pourrait, sur prescription médicale et pour des patients chroniques stabilisés, effectuer un bilan et renouveler un traitement. Ces nouveaux services seraient rémunérés à l'acte et pris en charge par l’Assurance maladie. Quant à l'optimisation du réseau officinal, le rapport estime possible « un service de qualité avec un réseau moins dense » et préconise ainsi de geler les créations et d'encourager les regroupements « en levant certains obstacles juridiques ». Le rapport de l'Igas, soulignant que les officines ont souffert du ralentissement du marché du médicament survenu en 2005-2006, recommande un suivi ministériel d'un secteur employant 140 000 personnes.


Source : legeneraliste.fr