Dossier médical

Les trois quarts des Français disent oui au DMP

Publié le 22/12/2010
Un sondage Vivavoice/Pasteur Mutualité révèle que 74 % de nos concitoyens sont favorables au Dossier médical personnel. Plutôt encourageant pour les pouvoirs publics à 15 jours du lancement officiel du dispositif.

Crédit photo : ©BSIP/TETRA

Avant même son lancement officiel a priori le 5 janvier, le Dossier médical personnel est adopté par les Français. Près des trois quarts (74 %) se disent en effet « plutôt favorables » à la mise en place de ce dossier médical informatisé, selon un sondage Viavoice pour le Groupe Pasteur Mutualité, publié mardi 21 décembre. A l'inverse, un de nos concitoyens sur cinq n’en veut pas. Et pour le reste, moins d’une personne sur dix (6 %) ne se prononce pas, ce qui témoigne du fait que, depuis six ans qu’on en parle, le DMP commence à être bien connu.

L'adhésion au projet du DMP varie bien sûr selon l'âge des personnes interrogées. Les 35-49 ans et les 50-64 ans y sont favorables à 77 %. En revanche, les plus de 65 ans semblent un peu plus sceptiques, puisque 66 % sont favorables au DMP, 22 % opposés et 13 % sans opinion. Il y aura donc sans doute plus de pédagogie à faire auprès des aînés de la population, mais sans plus. La même différence se retrouve selon que l’on habite la ville ou la campagne. Ainsi, les habitants des grandes villes (plus de 100 000 habitants) se montrent a priori plus ouverts au DMP que les habitants des communes rurales (76 % contre 69 %).

Le lancement officiel du DMP devrait avoir lieu début janvier. C’est à cette échéance que devrait avoir lieu notamment le lancement officiel du portail internet du DMP (www.dmp.gouv.fr). Mais les premiers dossiers sont déjà en expérimentation : certains médecins et certains patients essuyant actuellement les plâtres du dispositif depuis la mi-décembre dans quelques régions (voir notre Alerte Info du 15 décembre). Rappelons que le DMP -qui doit permettre une meilleure coordination des soins et offrir aux assurés un accès électronique à leurs données de santé- sera gratuit, ce qui explique sans doute en partie la bonne adhésion des Français. Et qu’il sera d’autre part facultatif, ce qui rend indispensable un bon accueil par la population.

Sondage réalisé par téléphone les 16 et 17 décembre auprès d'un échantillon de 1.005 personnes majeures (méthode des quotas).
Paul Bretagne (avec AFP)

Source : legeneraliste.fr