Les recos de l’ANSM

Publié le 02/01/2013

L’ANSM recommande aux prescripteurs qui souhaitent administrer une contraception orale estroprogestative :

1- de privilégier la prescription des contraceptifs oraux combinés de première génération ou deuxième génération contenant du lévonorgestrel. Le surrisque thromboembolique veineux ne justifie pas un arrêt brutal d’une pilule de 3e génération ou de 4e génération à base de drospirénone jusque là bien supporté chez une femme utilisatrice depuis une longue période. A l’issue de la prescription en cours, le prescripteur envisagera avec le concours de la patiente, la méthode la plus appropriée pour elle (autre contraceptif oral, dispositif intra-utérin, etc.) .

2- de rechercher les facteurs de risque, notamment de thrombose, lors de toute prescription d’un contraceptif oral combiné à une nouvelle utilisatrice :

- procéder à un interrogatoire complet sur les antécédents médicaux personnels et familiaux afin d’identifier d’éventuels facteurs de risque, notamment de thrombose veineuse,

- identifier un tabagisme,

- effectuer un examen clinique afin de dépister notamment une éventuelle hypertension artérielle,

- effectuer un bilan lipidique et un dosage de glycémie.

La prise en compte des contre-indications et des précautions d’emploi dans l’évaluation individuelle du rapport bénéfice/risque peut conduire à proposer un mode de contraception non estroprogestatif.

3- d’informer les femmes du risque de thrombose et de les alerter quant aux signes cliniques évocateurs et qui doivent les amener à consulter rapidement un médecin.

4- d’effectuer un suivi clinique pour surveiller la tolérance au traitement contraceptif prescrit, en particulier au cours des périodes où le risque de thrombose est le plus élevé : au cours de la première année de traitement et en cas de changement par une autre génération de contraceptif oral.


Source : legeneraliste.fr