Si « Le Généraliste » était paru en 1911

Les particularités médicales des Esquimaux

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Publié le 24/09/2016
Histoire

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Le type respiratoire est, chez les Esquimaux, commun aux deux sexes ; c’est le type diaphragmatique, les femmes portant de larges pantalons qui ne compriment pas la base du thorax.

La menstruation n’apparaît que vers 19 ou 20 ans, ce qui n’empêche pas la femme de se marier vers 12 ou 14 ans.

Pendant la nuit polaire, longue de 4 mois, la femme n’est pas réglée.

L’enfantement n’a lieu que vers 20 ans : si la femme reste stérile, elle est répudiée et cherche un autre mari.

L’instinct génésique est périodique et ne se réveille qu’avec le retour du soleil ; toutes les conceptions datent de cette époque.

Vers le terme de la grossesse, la femme est séquestrée avec des vivres ; elle se délivre elle-même et coupe le cordon avec une pierre.

Les enfants au-dessous de trois ans sont mis à mort lorsque leurs parents viennent à mourir. La femme nourrit son enfant pendant cinq ou six ans. La syphilis n’existe que chez les tribus qui ont commercé avec les blancs.

Pendant la nuit arctique, les Esquimaux sont hibernaux, ne mangent et ne boivent que peu et dorment surtout.

En temps ordinaire, ils font par jour un repas de 4 heures durant lequel ils peuvent ingurgiter de 5 à 20 livres de viande crue sans assaisonnement ; en dehors de cela, ils mangent de la graisse de baleine et sont très friands du sang des animaux.

(« La Gazette médicale de Paris », 1911)


Source : legeneraliste.fr