Gynécologie

Les obstacles au suivi des femmes

Publié le 03/04/2014

Le suivi gynécologique par le médecin généraliste est encore perfectible. Seules 15,7% des femmes consultant régulièrement en gynécologie sont suivies par un généraliste. Ce sont surtout des étudiantes ou des femmes au foyer, majoritairement de milieu populaires et fumeuses, pointe une étude de Virginie Ringa (Le Kremlin-Bicêtre)portant sur 4 209 femmes. De plus, parmi les femmes suivies par un généraliste, 21,7% ne sont pas à jour du frottis contre 5,5% de celles consultant un gynécologue. Les femmes les moins bien suivies par le généraliste sont les moins diplômées et, chez le gynécologue, les moins aisées.

C’est ce que met en évidence une analyse réalisée par le Dr Laurent Rigal (Inserm/DMG Paris 11) sur un échantillon de 3 052 femmes entre 15 et 49 ans. À coté du facteur social, il existe d’autres freins à la bonne réalisation des frottis. Comme une méconnaissance du but du frottis et de sa place dans la stratégie de dépistage, un vécu de l’examen comme intrusif, une méconnaissance de la compétence du généraliste, le genre du médecin et la qualité de la relation praticien-patiente, ainsi que la peur d’une surcharge des généralistes. C’est ce que souligne une étude qualitative par entretiens individuels semi-dirigés menée en 2012 auprès de 27 femmes majeures recrutées en médecine générale ou en PMI, effectuée par le Dr Laurence Compagnon (Vitry-sur-Seine).

« Suivi des femmes », jeudi 4 avril

Source : legeneraliste.fr