Les industriels de l’automédication redoutent un coup de frein de l’ANSM

Publié le 03/10/2012

Les industriels de l’automédication s’inquiètent des projets de l'Agence du médicament (ANSM) de remettre sous prescription certaines spécialités en vente libre. «Si l'automédication devait se restreindre, ce serait apocalyptique. Cela perturberait complètement le système de soins», a expliqué mercredi Pascal Brossard, président de l’AFIPA. Cette fédération des industriels du médicaments sans ordonnance prévient qu’un coup de frein à l’automédication alourdirait encore la charge de travail des médecins généralistes. L’AFIPA en veut pour preuve l’étude qu’elle a commandé au cabinet Celtipharm. Selon celle-ci, la suppression de 10% des actes d'automédication se traduirait par un accroissement d'activité de 15,6 consultations par semaine, soit 5 heures 45 supplémentaires par semaine pour le généraliste. A l'inverse, une augmentation de l'automédication de 10%, en élargissant le nombre de spécialités accessibles en vente libre, représenterait 17 consultations hebdomadaires en moins par médecin et réduirait le flux vers les urgences.


Source : legeneraliste.fr