Les femmes, plus menacées qu’on ne le pense

Publié le 08/10/2012

Pour le Dr Nathalie Assez, médecin généraliste au Samu de Lille, « les maladies coronaires sont sous explorées, sous diagnostiquées par les médecins et les femmes elles-mêmes qui s’imaginent le plus souvent mourir d’un cancer du sein alors que les maladies cardiovasculaires les tuent sept fois plus ». Au-delà de 70 ans, le risque pour les femmes, d’être atteintes, est, en effet, le même que pour les hommes. Mais aussi pour les plus jeunes, le risque n’est pas nul. On sous-estime l’influence négative du stress et du tabagisme à l’origine « d’un risque élevé d’infarctus du myocarde avant 45 ans », toujours selon le Dr Assez. En outre, explique-t-elle, « la symptomatologie atypique de l’infarctus chez la femme contribue au retard du diagnostic ». Tachycardie, asthénie, anxiété généralisée, douleur thoracique parfois absente, l’appel du Samu est souvent tardif. Les femmes en payent les conséquences avec un taux de mortalité, à un mois de l’infarctus, deux fois plus élevé que chez les hommes qui bénéficient, eux, d’une prise en charge plus rapide et plus adaptée.


Source : legeneraliste.fr