Si « Le Généraliste » était paru en 1911

Les dix-sept commandements du médecin

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Publié le 31/05/2017
histoire

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1. Soigne comme tu voudrais qu’on te soignât.  

2. Un bon médecin est celui qui sait individualiser.

3. Ne manifeste jamais de colère contre un enfant.

4. Montre au patient que tu comprends la cause de sa souffrance, mais ne le rends pas si savant que toi.

5. Va si le malade te réclame, mais ne devance pas ses désirs.

6. Soigne la question de détail : on mesurera parfois un massage à la quantité de talc que tu auras répandue.

7. Un médecin en voiture n’a jamais l’air d’un imbécile.

8. Souviens-toi, chez le client, que tu as déjà soigné un cas semblable et que tu as su soulager ton patient.

9.Tout homme a besoin d’un peu de merveilleux, le malade surtout.

10. Fais souvent comprendre aux gens que tu as de ta profession une conception autre que la leur.

11. Accepte toujours si on offre de te payer de suite. C’est la coutume en Angleterre, et les Anglais passent pour être des gens pratiques.  

12. En fait d’honoraires, souviens-toi que l’on pèsera souvent ta science en rapport avec le nombre de pièces de cent sous réclamées.

13. Il n’est jamais permis au médecin d’être pressé, sauf dans une opération et quand le malade dort.

14. N’explique rien à un malade instruit : tu pourrais contrecarrer ses idées, ses théories et son traitement à lui.

15. Celui qui réclame peu passe pour un imbécile et un ingrat ; celui qui demande trop n’est qu’un vil commerçant.

16. Méfie-toi des femmes et de leurs racontars : la luxation de la mâchoire est plus fréquente chez elles et pour cause.

17. Si vous voyez clair chez votre malade, celui-ci verra clair chez vous.

 (Paris Médical, 1911)


Source : legeneraliste.fr