Sécu

Les dépenses de soins de ville quasi stables sur 2012

Publié le 09/01/2013
Le directeur de l’Assurance maladie Frédéric Van Roekeghem s’en félicite : les soins de ville sont « bien maîtrisés ». Selon les derniers chiffres de la Sécu, dévoilés cette semaine, les dépenses des soins de ville ont en effet augmenté très faiblement en 2012. Des économies réalisées essentiellement sur le remboursement des médicaments et les indemnités journalières.

Ce sont des chiffres qu’on pourrait presque qualifier d’historiques. Sur les onze premiers mois de l’année 2012, les remboursements de soins de ville du régime général n’ont progressé que très faiblement, de 0,5 %, par rapport à la même période en 2011.

Une relative stabilité due essentiellement au fait que de nombreux postes de dépenses qui d’habitude caracolaient sont devenus aujourd’hui très sages : notamment, les dépenses de médicaments délivrés en ville enregistrent une baisse significative de 1,5 %. La politique tiers payant contre générique, mise en place au printemps dernier, a visiblement porté ses fruits. Avec un taux de substitution qui approche désormais l’objectif de 85 % voulu par la Sécu, la montée en puissance du générique a eu un fort impact sur les économies réalisées sur le volet médicaments. Par ailleurs, les dépenses d’arrêts de travail sont en baisse (-1,6 %), du fait notamment d’un mode de calcul des indemnités journalières moins avantageux pour les malades mais aussi du simple fait de la montée du chômage. Le patron de la Sécu l’a avoué ce matin : « il faut être clair, le marché du travail n'est pas florissant » affirmait Frédéric Van Roekeghem (photo) au micro de France Info. Autrement dit : moins de salariés donc moins d'arrêts donc moins de dépenses. Conséquence : la plupart des clignotants sont passés au vert.

2012 , un excellent cru pour la maîtrise des dépenses

Quant aux remboursements de soins de médecins et dentistes, ils sont restés stables par rapport à 2011 (-0,3) et, en ce qui concerne le poste médecins généralistes, ils ont même baissé de 1 %. Le patron de la Sécu a d’ailleurs complimenté les médecins de famille, en estimant, toujours sur les ondes de France Info, qu’« ils font attention, dans ce contexte tendu, à prescrire au plus juste des besoins du patient ».

Cette bonne performance 2012 doit évidemment encore être confirmée en intégrant les dépenses de décembre au début du mois prochain et le tout début de l’épidémie de grippe. Mais déjà Frédéric Van Roekeghem peut se frotter les mains : 2012 sera un excellent cru pour la maîtrise des dépenses et on terminera l’année très en dessous de l’Ondam soins de ville de 2,1%. Cela n’empêche pas l’ensemble des dépenses du régime général d’augmenter tout de même de 2,1%, du fait de remboursements des soins hospitaliers qui restent soutenus (+3,6 %). Mais au total, l’ensemble des dépenses d’Assurance maladie devrait être à un étiage très bas au 31 décembre, le plus bas sans doute depuis 1997 !

Giulia Gandolfi

Source : legeneraliste.fr