Prévention

Les certificats de non contre-indication au sport en débat

Publié le 03/04/2014
Alors que ses conditions de délivrance pourraient être prochainement revisitées, le certificat de sport continue à faire débat, notamment au sujet de l’ECG.

Les certificats de non contre-indication au sport ont-ils vécu, du moins dans leur forme

actuelle ? à l’occasion du congrès, le Dr Yves Abitteboul s’est penché sur les évolutions que pourrait connaître prochainement ce fameux certificat tant controversé. « Vraisemblablement, à la prochaine rentrée, nous devrions avoir affaire à de nouvelles recommandations avec un nouveau certificat », indique ce généraliste de Cahors.

De fait, une réflexion sur le sujet est en cours au niveau des ministères du Sport et de la Santé et de nouvelles modalités de délivrance sont actuellement en discussion qui interrogent son caractère obligatoire et revisitent sa périodicité. à terme, « le certificat ne sera vraisemblablement plus annuel mais plutôt tous les

2 à 3 ans, indique le Dr Abitteboul. Entre, ce serait le patient qui ferait une déclaration sur l’honneur attestant de l’absence d’événements de santé importants depuis le dernier certificat et engagerait ainsi sa responsabilité. »

Une évolution regrettable estiment certains généralistes pour qui ce certificat reste un moment clé de prévention « qui risque de ne plus avoir lieu du moins dans sa périodicité annuelle ». Concernant son contenu, « il serait basé sur ce que demande la Société Française de Médecine du Sport. Soit un interrogatoire et un examen clinique approfondi ».

Quant au fameux ECG recommandé de façon systématique dès l’âge de 12 ans depuis 2009, il suscite toujours de nombreuses critiques. à la fois sur sa faisabilité notamment en médecine générale, mais aussi sur sa pertinence médicale, le CNGE venant une nouvelle fois de remettre en cause la qualité méthodologique de l’étude italienne ayant conduit à la généralisation de l’ECG.

Quoi qu’il en soit, le certificat reste un acte médical à part entière qui engage la responsabilité du médecin à la fois sur le plan pénal, civil et ordinal. Même si, en pratique, on observe peu de plaintes en rapport avec ces certificats, de l’ordre de une à deux par an.

Bénédicte Gatin

Source : legeneraliste.fr