Les blouses blanches du "collectif de mars" veulent pourrir la campagne des municipales

Publié le 03/12/2013

Cliniques, chirurgiens, généralistes, dentistes, kinés, opticiens... Quinze groupements ont rejoint le "collectif de mars", qui a promis lundi des "actions dures" partout en France à partir du 17 mars, avant les municipales, pour lutter contre l'"étatisation" du système de santé. "Nous ne pouvons plus accepter", "nous ne laisserons pas faire", a répété Jérôme Marty, président de l'Union française pour une médecine libre (UFML, ex-médecins "pigeons"), lors d'une conférence de presse. Entouré de 14 autres organisations, il a annoncé un mouvement "historique" et des "actions dures", dont des arrêts d'activité, à partir du 17 mars, en pleine campagne municipale. Jérôme Marty a résumé le moteur du collectif : défendre "la liberté de choix pour le patient et la liberté d'action pour le médecin". Parmi les griefs, le souhait du gouvernement de généraliser le tiers payant chez les médecins, à l'image des pharmacies. Le collectif y voit un "assujettissement des professionnels de santé" aux financeurs, assurance maladie et complémentaires. Le collectif s'élève également contre les réseaux de soins mis en place par les complémentaires santé, qui dirigent leurs clients vers des professionnels en particulier. Les organisations dénoncent encore le contrat d’accès aux soins (CAS) visant à modérer les dépassements d'honoraires, entré en vigueur dimanche : une "escroquerie", selon le Dr Marty.


Source : legeneraliste.fr