Un film, un médecin

Le Voyage intérieur

Publié le 17/07/2013

Réalisation

Richard Fleisher

Année de production

1967

Distribution

Stephen Boyd (Grant)

Raquel Welch (Cora Peterson)

Donald Pleasence (Docteur Michaels)

Edmond O’Brien (Général Carter)

Arthur Kennedy (Docteur Duval)

Arthur O’Conel (colonel Reid)

William Redfield (Capitaine Owens)

Jean Del Val (Jan Benes)

Scénario

Harry Kleiner et David Duncan

Musique

Leonard Rosenman

Production

20th Century Fox

Disponibilité en DVD

Sorti en 2001 dans la collection «20th Century Fox Classics »

Récompenses

Oscar des meilleurs effets spéciaux visuels et des meilleurs décors en 1968.

Nominé au prix Hugo de science-fiction

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L’histoire

Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis et l'Union soviétique s'affrontent sur le plan scientifique. Le chercheur Jan Benes inventeur du processus permettant de réduire le corps humain à une taille microscopique durant une heure est victime d'un terrible attentat en tentant de passer à l’Ouest. Les chercheurs, impuissants à soigner par des moyens ordinaires son cerveau gravement atteint par un cerveau de sang, décident d'envoyer un équipage de cinq personnes à l'intérieur de son corps. Ils prennent place dans un sous-marin atomique qui est ensuite miniaturisé et injecté dans un vaisseau sanguin afin d'atteindre le cerveau par les artères. Commence alors un fantastique voyage...

Autour du film

- La 20th Century Fox mit les grands moyens : 6,5 millions de dollars, le plus gros budget jamais alloué à une superproduction, dont près de la moitié pour les décors et les effets spéciaux. Pour reconstituer l’intérieur du corps humain avec le système circulatoire, les poumons, le cerveau..., des décors translucides furent créés à base de plastique, d’acétate, de fibre de verre et de cellulose, des lumières diffuses étant utilisées pour les colorer. Ainsi, les capillaires sont bleu-violet, les poumons rose-orangés, le cerveau bleu-blanc.

-Pour élaborer le sous-marin qui circule à l’intérieur du corps humain, la production fit appel à Harper Goff qui avait déjà reconstitué le Nautilus de « 20 000 lieues sous les mers », autre grand succès de Richard Fleisher.

- Pour une fois, c’est le film qui aboutit à la sortie d’un roman. Le célèbre auteur de science-fiction fut pressenti et n’accepta qu’à condition de pouvoir remanier l’intrigue à sa manière et en éliminer les invraisemblances. Curieusement, le tournage du film s’étant prolongé, le roman d’Asimov sortit en premier. Asimov, peu satisfait du résultat, reprit même une deuxième fois l’histoire en 1987 sous le titre de « Fantastic voyage 2 : destination brain » (Destination cerveau).


Source : legeneraliste.fr