Le tour de France de la mortalité cardio-vasculaire

Publié le 23/09/2014

La mortalité cardiovasculaire prématurée en France de 2008 a 2010 ainsi que les évolutions de cette mortalité depuis 2000-2002 admettent de fortes disparités selon les régions. C’est ce que montre l’étude d’Amélie Gabet et coll. présentée dans le dernier BEH. Les régions Nord-pas-de-Calais, Picardie, Haute-Normandie, Champagne-Ardenne, Auvergne et Limousin présentent ainsi des taux plus élevés que la moyenne nationale pour les cardiopathies ischémiques, les maladies cérébrovasculaires, l’insuffisance cardiaque et l’embolie pulmonaire. La mortalité prématurée par maladie cardio-vasculaire, embolie pulmonaire et insuffisance cardiaque est en outre plus élevée dans les départements d’Outremer qu’en métropole. Enfin, depuis 2000-2002, cette mortalité a diminué de manière hétérogène selon les régions et les pathologies : Rhône-Alpes et Alsace se distinguent par une évolution de -30% pour les cardiopathies ischémiques, les maladies cérébro-vasculaires, et l’insuffisance cardiaque ; six régions n’enregistrent pas d’évolution significative pour les maladies cardio- vasculaires (Auvergne, Basse Normandie, Bourgogne, Corse , Franche Comté et Poitou Charentes) et quatre pour l’insuffisance cardiaque (Champagne-Ardenne, Corse, Franche Comté et Poitou Charente). Pour les cardiopathies ischémiques, la diminution est significative dans toutes les régions.

Dr Alain Dorra

Source : legeneraliste.fr