Le plaidoyer de l’IGAS pour une plus grande coordination ville-hôpital

Publié le 15/02/2013

Les Français doivent être moins tributaires de l'hôpital et y bénéficier à la fois d'une prise en charge «de haute qualité» avec des séjours plus courts, estime l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) dans un rapport publié jeudi qui s'appuie sur plus de 100 missions réalisées sur l'hôpital depuis 2009. Dans le débat sur les rôles respectifs de la ville et de l’hôpital, l’IGAS appelle à recentrer l’hôpital sur ses fondamentaux : «Une structure hospitalière a, avant tout, vocation à prendre en charge les urgences vitales et à diagnostiquer et traiter les phases aiguës des pathologies ne pouvant être conduites en ville ou dans des structures plus légères». Même si l’IGAS convient que le rôle de l’hôpital puisse être différent en fonction de la densité en médecins libéraux dans le secteur, ses rapporteurs soulignent que «la réduction du recours hospitalier passe notamment par une meilleure collaboration entre les médecins spécialistes hospitaliers et les médecins généralistes.» Concernant les urgences hospitalières, le rapport souligne que leur désengorgement « suppose d'abord que puisse être garanti un accès permanent aux soins de premier recours, incluant l'accès à un médecin de garde, par exemple au sein d'une maison médicale de garde». Les auteurs plaident également pour des alternatives à l'hospitalisation : chirurgie ambulatoire, hospitalisation à domicile, soins à domicile. Enfin, l’IGAS plaide lui aussi pour une dynamique de parcours de soins. Celui des personnes âgées, tant évoqué actuellement doit être «repensé, en développant la coordination ville-hôpital et les structures en aval de l’hospitalisation.» Le rapport insiste aussi sur le fait que «la prise en charge des maladies chroniques par la médecine de ville est à accompagner.»


Source : legeneraliste.fr