Si  « Le Généraliste » était paru en décembre 19

Le péril du grand bruit dans les rues

Par
Publié le 19/12/2015
histoire

histoire

Dans une discussion sur ce sujet, on est d'avis qu'on doit appeler l'attention sur le mal fait au malade par les bruits qu'on pourrait éviter, surtout la nuit. Dans les villes américaines, les autorités doivent veiller à ce tapage. Quoiqu'il ne soit pas certain que les affections nerveuses et les dyspepsies, si communes en Amérique, ont cette cause comme principale, cependant les neurologistes reconnaissent que c'est une des causes de rupture d'équilibre dans le système nerveux.

Un monsieur de Birmingham, qui avait subi une opération chirurgicale, est le premier à avoir réclamé à propos du carillon bruyant de deux horloges de la ville, qui sonnaient toutes les quinze minutes et le tenaient éveillé. Cette requête, portée devant le major maire de la ville, reçut cette réponse typique : « Je n'y puis rien ; les carillons de ces horloges sont de première importance pour les habitants de la ville : changer une coutume est une révolution et la critiquer est une trahison ». Birmingham est un quart de siècle en retard sur Philadelphie où la Cour obligea un établissement puissant à être assez charitable pour ne pas détruire le repos et la santé de son voisin par les carillons de ses cloches. À Chicago, une croisade dans le même sens a réussi dans les mêmes circonstances et, à Detroit, la Cour a ordonné de suspendre le bruit des sirènes à vapeur, et beaucoup de villes limitent ou défendent les sifflets et sirènes des chemins de fer.

La question est donc née. Là où, en plus d'une chose désagréable, la santé publique et l'équilibre nerveux sont menacés, c'est le devoir du médecin de combattre contre.

(Gazette médicale de Nantes, décembre 1908)


Source : legeneraliste.fr