Le monde pénitentiaire, parent pauvre de la psychiatrie

Publié le 21/12/2011

La Cour des comptes révèle dans un rapport publié mardi que la psychiatrie souffre toujours d’une organisation défaillante, en particulier dans les prisons. Et cela en dépit du plan «Psychiatrie et santé mentale» lancé en 2005 par l’ancien ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy. Pour la Cour des comptes, la prise en charge des détenus n'a été que «modestement améliorée». Son président, Didier Migaud a expliqué que «les locaux demeurent souvent dans un état de vétusté proche de l'indignité» et que le nombre de psychiatres travaillant en milieu pénitentiaire «est parfois insuffisant». Dans ses recommandations, la Cour propose de mettre aux normes hospitalières l'ensemble des locaux pénitentiaires où sont délivrés les soins et d'améliorer la gestion du temps de consultation. Elle pointe également un «dysfonctionnement de l’offre de soins» important et propose la création d’une mission de service public de la psychiatrie.


Source : legeneraliste.fr