Agressions

Le ministère de l’Intérieur songe à renforcer la sécurité des médecins libéraux

Publié le 09/12/2010
Des groupes de travail seront mis en place début 2011 au ministère de l’Intérieur pour améliorer la protection des médecins libéraux. Reçue hier par le cabinet de Brice Hortefeux suite aux agressions récentes de confrères, la CSMF annonce aussi un renforcement de la sécurité dans les cabinets.

Crédit photo : ©BSIP/CHAGNON

Installation par les collectivités locales de caméras à proximité des cabinets médicaux dans les zones sensibles et en particulier à proximité des maisons médicales de garde, nomination par le préfet d’un référent sécurité dans chaque département, réédition et actualisation du fascicule d’information consacré à la sécurité expliquant la conduite à tenir en cas de problème… La CSMF est ressortie satisfaite du rendez-vous qu’elle a eu mercredi 8 décembre au cabinet de Brice Hortefeux, le ministre de l’Intérieur. Les mesures qu’elle a obtenues ne sont pas toutes nouvelles : ce sont pour l’essentiel celles qui avaient été retenues en 2003, mais jamais vraiment appliquées depuis lors.

La CSMF annonce également l’extension aux médecins libéraux du protocole national existant entre les établissements de santé et le ministère de l’Intérieur. Les médecins libéraux « auront affaire désormais à un référent unique dans chaque commissariat, capable d’intervenir en cas de danger. Une ligne directe reliera le centre 15 au commissariat » précise le syndicat de Michel Chassang. Devant leurs interlocuteurs médecins, les représentants du ministre ont en outre fait valoir qu’ils envisageaient d’étendre aux grandes villes, le dispositif qui existe déjà à Paris : un numéro spécifique réservé aux médecins, à côté du 17. Voilà pour les annonces immédiates. toutes ces mesures doivent maintenant faire l’objet de groupes de travail avec les médecins dès le début de 2011.

Suite au meurtre d’un généraliste à Lyon, retrouvé mi-novembre ligoté à son cabinet, le président de la CSMF, Michel Chassang avait écrit au Ministre de l’Intérieur pour l’alerter de « l’aggravation des violences physiques faites aux médecins » et demander un rendez-vous. Depuis lors, un autre généraliste a été abattu en Corse près de son cabinet pour des motifs encore non élucidés, et on déplorait ces jours derniers la disparition d’un psychiatre à Marseille.

Paul Bretagne

Source : legeneraliste.fr