Le Leem se dote d’un comité de déontologie

Publié le 26/09/2011

Le président du Leem, Christian Lajoux, a donné, ce lundi, le coup d’envoi d’une nouvelle instance de « vigilance éthique » baptisée Codeem (Comité de Déontovigilance des Entreprises du Médicament. Administré par une collégialité de 11 membres soumis à une déclaration d’intérêts et dotée d'un budget d'environ 200 000 euros, le Codeem aura notamment pour objectif de « veiller à l'application » des « dispositions déontologiques professionnelles » (DDP) édictées par le Leem. Le Codeem est « une structure intégrée au Leem, mais indépendante », a insisté Christian Lajoux, qui veut ainsi « intégrer les exigences de la société quant au besoin de transparence ». Le président du Codeem, Yves Medina, conseiller-maître honoraire à la Cour des Comptes, a souligné le fait que « l’efficience d’un marché, surtout celui des médicaments passe forcément par l’éthique de ses pratiques ». Le comité pourra prononcer des sanctions, allant de la mise en garde à la proposition de suspension ou de radiation d'une entreprise adhérente du Leem. Toutefois, seulement les sanctions les plus graves qui auraient un « effet destructeur en termes de réputation » seront rendues publiques, au moins une fois par an dans le cadre du rapport annuel du Leem, a souligné Yves Medina. Le comité de déontovigilance aura aussi pour mission de « faire des recommandations » pour améliorer les pratiques du secteur et de « mettre en place une information médicale de meilleure qualité ». Le Codeem aura enfin un rôle de médiation lors des litiges sur des questions de déontologie, que ce soit entre laboratoires ou entre associations de patients et laboratoires. Le comité pourra être saisi par les instances du Leem, par une entreprise adhérente ainsi que par les parties prenantes : associations de patients, ordres professionnels, autorités sanitaires ou de régulation, organisations professionnelles du secteur de la santé mais pas par un particulier. Interrogé sur l'affaire du Mediator, Yves Medina a notamment estimé que « si le Codeem avait existé, à un moment donné (...), il aurait été amené à se prononcer ».


Source : legeneraliste.fr