Contraception

Le généraliste doit mieux informer

Publié le 03/04/2014

L’usage de la pilule n’est pas un réel choix, l’éventail des alternatives à la contraception orale n’étant présenté aux femmes par le médecin généraliste qu’au moment de la maternité, montre le Dr Maud Jourdain (Nantes).

Il faudrait donc que cette question soit évoquée de façon plus précoce. D’autant que, pour les adolescentes, les principales sources d’information sur la contraception, sont le collège, la famille et le généraliste. Et que le rôle joué par ce dernier reste en deçà de ce qu’attendent les jeunes filles.

Mieux associer l’omnipraticien aux autres sources d’information pourrait constituer une solution, suggère le Dr Zina Hami (Bobigny). De plus, la communication du généraliste doit comporter un volet écrit sur la conduite à tenir en cas d’oubli de pilule. D’après une enquête datant de 2000, 21% des Françaises ayant eu une grossesse non désirée étaient sous contraception orale et l’échec attribué à un oubli dans 61% des cas.

Le Dr Agathe Pollet (Paris), dans une étude en double aveugle sur 325 femmes comparant les connaissances sur l’attitude à adopter en cas d’oubli de prise de pilule, montre que celles ayant reçu de leur généraliste, en sus de l’information orale, une carte écrite explicative sont beaucoup mieux informées.

« La contraception au quotidien », jeudi 3 avril.

Source : legeneraliste.fr