Le fondateur de PIP chez lui en France

Publié le 28/12/2011

«Il est chez lui, dans le Var, il n’est pas en fuite du tout», a déclaré Me Yves Haddad à propos de son client, Jean-Claude Mas, fondateur de la société varoise de prothèses mammaires PIP. «D’ailleurs il n’arrive pas à marcher puisqu’il vient de se faire opérer», a-t-il ajouté. Âgé de 72 ans, cet ancien commercial qui a débuté sa carrrière dans l’alimentaire est décrit par son avocat comme un homme au «corps usé» qui souffrirait notamment de problèmes veineux. Recherché par Interpol pour un «délit de conduite routière grave» commis au Costa Rica alors qu’il était en exil dans ce pays, mais aussi en raison des ramifications désormais internationales de l’affaire des prothèses défecteuses, Jean-Claude Mas serait revenu en France récemment.

En décembre 2009, les autorités sanitaires françaises constatent un «taux de rupture» des prothèses PIP anormalement élévé. Une inspection sur place démontre que le gel utilisé est non conforme. Il s’agit en fait de gel industriel, et non médical, acheté dix fois moins cher. Le parquet de Marseille ouvre une enquête préliminaire début 2010. Depuis, une quinzaine de personnes ont été entendues par les policiers dont Jean-Claude Mas deux fois. La première audition a lieu en novembre 2010 et la seconde en octobre 2011. L’homme reconnaît avoir utilisé du gel de silicone non agréé mais continue de nier la toxicité des prothèses. Une information judiciaire est ouverte «contre X» pour homicide involontaire. Un procès pourrait avoir lieu en 2012.


Source : legeneraliste.fr