Prix de la prévention

Le Dr Jean-Jacques Ormières déclare la guerre au burn-out

Publié le 12/09/2014

Crédit photo : Garo/phanie

« Nous adressons deux messages, l’un à nos confrères : soignez mais ne vous épuisez pas ! Et l’autre en direction des institutions ordinales : prenez soin de vos médecins ! » Issu du Conseil départemental de Haute-

Garonne, le Dr Jean-Jacques Ormières, 65 ans, a mis sur pied, en 2010, l’association MOTS (Médecin-Organisation-Travail-Santé) qui vient en aide aux professionnels de santé victimes de burn-out. « Comment faire évoluer l’entraide ordinale au-delà du financement ? » s’est-il interrogé avant de trouver la réponse chez le Pr Jean-Marc Soulat, chef de service en médecine du travail au CHU de Toulouse.

D’autres médecins, comme le Dr Jean Thevenot, ont fondé avec lui cette « unité clinique d’écoute » qui dispose d’un numéro d’appel unique à dix chiffres (06 08 28 25 89) actif 24 h/24. Confidentialité et possibilité de garder l’anonymat sont garantis, insiste le Dr Ormières. Après avoir rempli un questionnaire d’auto-évaluation ciblé sur quatre domaines (l’épuisement professionnel, l’organisation du travail, la santé et la prévoyance, la relation médecin-patient), le généraliste en détresse rencontre un médecin spécialiste de la santé au travail qui va l’orienter vers une « personne ressource » susceptible de l’aider.

Victime de son succès, le dispositif s’est progressivement étendu de Toulouse au Midi-Pyrénées tout entier avant de gagner le Limousin, le Languedoc-Roussillon et la Bourgogne. Mais aussi, depuis cette année, la Champagne-Ardennes, la Picardie, l’Aquitaine et la région PACA.

Généraliste installé à Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne)

Recherche opérationnelle pour le Dr Victoire Roussel (Paris). À partir du constat de l’inadéquation de la prescription d’antiémétiques antidopaminergiques (ADA) dans les gastro-entérites (GE), elle a mesuré la consommation d’ADA en croisant les données du réseau Sentinelles et les ventes d’ADA. Résultat : 14 à 30 % de surconsommation en phase épidémique.

 

Le réseau du Dr Jean Stagnara (Lyon, Rhône). Des médecins lyonnais du réseau Courlygones ont mis en place un réseau de conseils téléphoniques délivrés par des paramédicaux vers lequel le centre 15 bascule, le cas échéant, les appels qui paraissent moins urgents. Les résultats sont probants : une diminution sur un an de 10 % des consultations non programmées en ville comme à l’hôpital.

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Source : Le Généraliste: 2690