Santé publique

L’e-cigarette reste en vente libre

Publié le 08/10/2013
Mardi à Strasbourg, une majorité d’eurodéputés s’est prononcée contre un amendement qui visait à donner le statut de médicament aux cigarettes électroniques, pour en restreindre la commercialisation uniquement en pharmacie. Elles resteront donc en vente libre, mais la vente aux mineurs et la publicité demeureront interdites.

Le Parlement Européen s’est donc montré moins sévère que ce que demandait la Commission Européenne : comme le réclamaient ces derniers jours certains experts, les cigarettes électroniques resteront en vente libre, et ne seront pas considérées comme des médicaments. Seules interdictions qui restent de mise : elle ne pourront pas être vendues aux mineurs ni faire l’objet de publicité. Il faut dire que « ces produits sont utilisés comme des substituts au tabac et expliquent - au moins en partie - la baisse des ventes de tabac en France depuis près de deux ans », explique l’OFT (Office français de prévention du tabagisme). Sur 2012, le marché du tabac a effectivement baissé de 4,9% en volume (mais progressé de 0,6% en valeur du fait de la hausse des prix intervenue à l’automne chaque année depuis 2009). Et 22,6% des fumeurs (3 millions) ont essayée cette cigarette électronique (selon l’eurobaromètre 2012).

En revanche, il reste un doute quant à l’efficacité des e-cigarettes pour aider les fumeurs à arrêter le tabac, qui « n’a pas été scientifiquement prouvée » indique l’OMS. Toutefois, une étude néo-zélandaise, publiée en septembre dans The Lancet a montré qu’elle est « au moins aussi efficace que le patch à la nicotine » pour arrêter complètement la cigarette et surtout réussit beaucoup mieux pour fidéliser les utilisateurs et réduire durablement la consommation de tabac. On attend d’autres études pour confirmer ces premiers résultats.

La fin des cigarettes aromatisées

Plus largement, le Parlement Européen a également décidé d’interdire dans les cigarettes les arômes tel que le menthol (les cigarettes aromatisées seront prohibées dans un délai de 3 ans, et les mentholées dans un délai de 8 ans) et de rendre plus visibles les avertissements antitabac qui devront couvrir 65% de la surface des paquets de cigarette sur leur partie supérieure. Enfin, les cigarettes fines ne seront pas interdites, mais les paquets ne pourront plus avoir la taille d’un bâton de rouge à lèvre comme cela peut être le cas actuellement. De même, les paquets de moins de 20 cigarettes ne seront plus commercialisés.


Source : legeneraliste.fr