Contraception

L’ANSM adopte de nouvelles règles de prescription pour les pilules de 3e et 4e génération

Publié le 26/02/2013
En juin prochain, la prescription de pilules de 3e et 4e générations sera plus coercitive. L’Agence du médicament vient en effet d’annoncer un dispositif inédit. Les médecins devront indiquer par écrit sur l’ordonnance qu’ils ont vérifié l’absence de contre-indications et informé la patiente des risques thrombotiques. Sans cela, le contraceptif ne sera pas délivré en officine.

En janvier 2013, la vente des pilules de 3e et 4e génération a chuté de 25 %. Pour les autorités sanitaires, cette réduction de la consommation des C3G et des C4G est satisfaisante, mais insuffisante. Après les mesures annoncées le mois dernier, l’Agence du médicament a donc présenté mardi un dispositif inédit d’encadrement réglementaire pour limiter leurs prescriptions. Ainsi, à partir du mois de juin, les médecins devront noter sur l’ordonnance un certain nombre d’indications écrites. Dans le détail, « nous leur demandons de vérifier que les contre-indications ont bien été recherchées ainsi que les facteurs de risque de thrombose, et de s’assurer que la patiente ait été très bien informée des signes des thromboses veineuses profondes et de l’embolie pulmonaire, de façon à être alertée et pourvoir réagir vite en cas de présence de ces signes », indique le Pr Dominique Maraninchi, directeur général de l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé). Sans ces indications manuscrites, la contraception ne sera pas délivrée par le pharmacien.

Nouvelles boîtes à cartes

La procédure devrait freiner drastiquement la consommation des contraception oestroprogestatives de 3e et 4e génération, jugée excessive en France. Toutefois, il lui faudra quelques mois avant d’être mise en place : « les firmes ont été informées par courrier début février, et s’ouvre alors une période contradictoire de 30 jours. Ensuite, les conditionnements des médicaments devront être modifiés (avec insertion dans les boites d’une carte particulière d’information aux patientes rappelant les signes d’événements thromboemboliques qui doivent alerter), ce qui devrait porter la mise en application de cette nouvelle réglementation au début du mois de juin », indique Dominique Maraninchi.

Par ailleurs, cette décision sanitaire implique aussi de modifier l’AMM de ces contraceptifs puisqu’ils sont désormais réservés en seconde intention. Un dispositif qui doit être réalisé à l’échelle européenne. La procédure a été lancée le 23 janvier dernier.

Charlotte Demarti

Source : legeneraliste.fr