L’ANSES fait des travaux sur la qualité de l’air sa priorité

Publié le 18/03/2013

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a annoncé lundi qu’elle faisait de la pollution de l'air l'une de ses priorités en 2013. «Les particules, c'est un dossier déjà largement ouvert, mais la question est d'aller un peu plus loin pour savoir si la nature des particules peut conduire à des effets sanitaires contrastés» en fonction de leur composition, a expliqué lundi Dominique Gombert, directeur de l'évaluation des risques à l'Anses. Les particules fines, émises notamment par les moteurs diesel, l'industrie, les cheminées ou l'agriculture, sont à l'origine de problèmes respiratoires et cardio-vasculaires. «D'après des données récentes françaises (...) portant sur neuf villes, l’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, si les concentrations moyennes annuelles de particules (inférieures à 2,5 micromètres) respectaient la valeur guide de l'OMS», souligne l'Anses.

L'Anses engage également cette année des travaux sur les pollens et les allergies, rappelant que «le nombre de personnes souffrant d’allergies a plus que doublé au cours des vingt dernières années» et que l'allergie aux pollens «touche actuellement 15 à 20 % de la population française».

En parallèle, l'agence va poursuivre des études sur la qualité de l'air des espaces ferroviaires souterrains, en premier lieu dans le métro, pour mieux évaluer les risques pour les travailleurs. La semaine dernière, la CFDT Transports a mené une campagne à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Rouen pour sensibiliser sur la pollution dans les réseaux ferroviaires souterrains, notamment en raison des poussières de ballast, de celles émises par les travaux et des particules émises pour les systèmes de freinage des trains.


Source : legeneraliste.fr