Si « Le Généraliste » était paru en 1911

La taille moyenne de la Française est de 1m57

Par
Alain Létot -
Publié le 29/03/2016
Histoire

Histoire

Ce n’est pas, comme d’aucuns l’ont à tort imprimé, la taille de la Parisienne que viennent de déterminer les Dr Mac Auliffe et Marie dans un savant et très original travail présenté à l’Institut par M. Edmond Perrier, mais bien celle de la Française.

Ils ont opéré sur 255 femmes appartenant aux métiers les plus divers (ouvrières agricoles, midinettes parisiennes, bourgeoises sans profession, ménagères, etc.) et ils ont pu, de la sorte, établir que la moyenne de la taille de la femme française est non de 1m 54, comme l’indiquaient les mensurations prises jusqu’ici sur des cadavres provenant de la partie la plus misérable de la population, mais de 1m57.

Le milieu social aurait sur le développement de la taille une influence considérable. Plus le milieu est riche, plus la taille augmente, pourrait-on dire. C’est ainsi que la taille moyenne minima se rencontre dans la population la plus misérable (vagabondes, etc.) Le milieu ouvrier parisien fournit déjà une moyenne de taille plus élevée (1m 55 comme moyenne de 50 ouvrières, âgées de vingt et un à quarante ans).

Enfin, dans la bourgeoisie et l’aristocratie riches, la taille atteint son plus grand développement (1m59 comme moyenne de 50 Parisiennes du milieu riche, âgées de vingt et un à quarante ans). En d’autres pays, des résultats analogues ont été signalés.

Le deuxième point de la communication a été l’établissement d’un tableau utile aux criminalistes, voire même aux anthropologues, et qui permettra souvent – la mensuration d’un seul segment de membre étant connue – d’apprécier approximativement la taille de la femme et les principales dimensions du corps. Enfin, les Drs Mac Auliffe et Marie ont protesté contre une opinion qui leur avait été gratuitement prêtée : ils n’ont jamais dit que la Française, ni même la Parisienne, fussent plus grandes que le Parisien, dont la taille moyenne est de 1 mètre 65. Prenons acte de leur protestation. »

(« La Chronique médicale », 1911)


Source : legeneraliste.fr