Ordonnances

La Sécu met le cap sur la prescription électronique

Publié le 01/12/2011
Le zéro papier pour les ordonnances est-il pour demain ? L’idée fait en tout cas son chemin. La Sécu précise son calendrier et table sur une généralisation de la presciption électronique à partir de 2014. Pour l’heure, la cnamts se prévaut d’une exéprimentation réussie auprès des pharmaciens.

Crédit photo : ©VOISIN/PHANIE

«Se débarasser de la paperrasse», c’est en quelque sorte l’objectif affiché du directeur de l’Assurance maladie, Frédéric Van Roekeghem. La Sécu a décidé de s’attaquer au lourd dossier de la dématérisaliation des ordonnances en vue de moderniser le système de soins. Avec près de 550 millions d’ordonnances manipulées chaque année par les pharmaciens, l’Assurance maladie a donc commencé son programme par les officines. Une première expérimentation réussie de la numérisation des ordonnances et de leur archivage sur CD-Rom en 2010 dans 7 départements l’a conforté dans cette démarche. Aujourd’hui, ce sont près de 900 officines qui numérisent déjà les ordonnances et qui les transmettent aux CPAM sous forme de CD-Rom. Une numérisation qui va s’étendre à toutes les pharmacies courant 2012. Une indemnisation de 350 euros par an est également prévu pour l’achat du matériel. En plus de permettre un gain de temps et d’argent, cette numérisation serait aussi «un moyen efficace de lutter contre les fraudes sociales», avance l’Assurance maladie.

La deuxième étape prévoit de la généraliser à d’autres professionnels de santé, à commencer par les laboratoires, les infirmières et les masseurs-kinésithérapeutes. A terme, c’est donc tout le processus qui sera dématérisalisé. Comme c’est déjà le cas dans d’autres pays européens (Royaume-Uni et Pays-Bas par exemple). Le médecin réaliserait donc son ordonnance au travers d’un logiciel qui permettrait de la télétransmettre directement à la pharmacie. Seul un numéro de prescription serait alors transmis à l’assuré. Le directeur de l’Assurance maladie a par ailleurs précisé que «l’équipement du logiciel métier» permettant la prescription électronique serait établi dans le système de la rémunération dite sur objectif au cours de la nouvelle convention. Avant de conclure qu’une «généralisation de cette dématérialisation» était possible sur un horizon plus long, 2014-2018.

Caroline Laires-Tavares

Source : legeneraliste.fr