Un film, un médecin

La mort en direct

Publié le 01/05/2013

Réalisateur

Bertrand Tavernier

Année de réalisation

1980

Scénario

Bertrand Tavernier et David Rayfiel, d’après le roman « The Continuous Katherine Mortenhœ » de David Compton

Musique

Antoine Duhamel

Images

Pierre-William Glen

Format et durée du film

Couleurs, 128’

Distribution

Romy Schneider (Katherine Mortenhoe)

Harvey Keitel (Roddy)

Harry Dean Stanton(Vincent Ferriman)

Thérèse Liotard (Tracey)

Max von Sidow (Gerald Mortenhoe)

William Russell (Dr Mason)

Eva Maria Meineke (Dr Klausen)

Récompenses

Nomination à l’Ours d’Or de Berlin en 1981

Nominations aux Césars pour la meilleure photographie, le meilleur montage, la meilleure musique originale et le meilleur scénario (original ou adaptation)

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L’histoire

Katherine Mortenhoe, malade, se sait condamnée. Un directeur de chaîne de télévision, Ferriman, lui propose d'acheter les droits de filmer et diffuser sa mort en direct. Katherine accepte pour l'argent, qu'elle verse à son second mari, mais elle disparait aussitôt de la circulation, devenant méconnaissable sous une perruque noire. Cependant, Ferriman a envoyé un de ses hommes sur ses traces, Roddy. Un homme dont les yeux ont été remplacés par des caméras, et qui a gagné la confiance et l'affection de Katherine. Ferriman projette donc bel et bien sur le petit écran les derniers instants de la vie de cette femme, à son insu. Mais la suite de son émission à succès est compromise par Roddy : pris de remords, il provoque sa cécité et révèle sa traîtrise à Katherine. Elle se rend avec lui chez Gerald, son premier mari. Là, Roddy apprend par Ferriman que Katherine n'est pas malade. Ce n'était qu'une odieuse machination. Mais il est trop tard : celle-ci a choisi de se donner la mort.

Autour du film

- Les producteurs n’étaient pas très chauds au départ pour le casting du film. Harvey Keitel avait été évincé du tournage d’« Apocalypse now » et Romy Schneider, avec son image de femme pleine de vie, ne semblait pas correspondre au rôle. Leur choix se serait plutôt porté sur Robert de Niro et Jane Fonda...

- Une scène du film se déroule dans un parc où Romy Schneider regarde un enfant jouer avec un ballon. Cet enfant, c’est David, le fils de Romy Schneider, qui un an plus tard allait se tuer tragiquement en s’empalant sur une grille. Romy Schneider ne se remit jamais de la pertede David et mourut un an plus tard en 1982.

- C’est David Rayfiel, le scénariste fétiche de Pollack pour lequel il écrivit notamment « Les Trois jours du condor » qui adapta le roman de David Compton à la demande de Bertrand Tavernier.

-Dans une scène du film, Gerald Mortenhoe fait tourner en boucle une composition d’un compositeur médiéval, Robert de Bauléac, sur son tourne-disques. Beaucoup de spectateurs du film,séduit par cette musique, se précipitèrent dans les magasins spécialisés pour faire l’acquisition de cette œuvre et d’autre du susnommé Robert de Bauléac. Mais ils firent chou blanc, car Bauléac n’existait pas, personnage inventé pour les besoins du film, et ses compositions étaient en fait signées d’Antoine Duhamel, l’auteur de la musique du film...


Source : legeneraliste.fr