La maladie, l’obésité ou le handicap souvent à l’origine des discriminations dans le travail

Publié le 14/01/2013

Est-ce l’effet crise économique ? Selon la sixième édition du baromètre réalisé pour le Défenseur des droits et l'Organisation internationale du travail (OIT), le pourcentage de salariés se disant victime de discriminations au travail est en augmentation : 29% des agents de la fonction publique et 30% des salariés du privé se déclarent concernés au moins une fois, contre respectivement 26% et 28% l’an passé. Dans le détail, les principaux critères de discrimination cités par les victimes sont liés à l'âge (en particulier dans le privé: 32%, contre 20% dans le public), le sexe (22% et 26% respectivement) et la grossesse ou la maternité (21% et 24%). Logiquement, les femmes sont plus touchées que les hommes (+11 points dans le privé et 8 points dans le public). Les sondés estiment par ailleurs qu'être atteint d'une maladie grave ou chronique est le premier inconvénient pour être embauché ou progresser dans la carrière (69% dans le public et 65% dans le privé), devant l'appartenance à la communauté des gens du voyage (68% et 65%) puis le fait d'être handicapé (57% et 53%) et d'être âgé de plus de 45 ans (55% et 51%). Les sondés citent aussi le fait d'être obèse (56% et 48%), transsexuel (48% et 47%), étranger (49% et 40%) ou encore syndiqué (25% et 34%)

Enquête par téléphone du 28 novembre au 12 décembre auprès d'un échantillon représentatif de 500 salariés du privé et de 500 agents de la fonction publique, selon la méthode des quotas.

Source : legeneraliste.fr