Si « Le  Généraliste » était paru en février 1920

La grève générale des pieds nickelés

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Publié le 12/02/2016
Histoire

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Différents journaux viennent de publier la note suivante :

« Le Comité intersyndical du personnel des services publics de la ville de Paris et du département de la Seine adresse aux employés et aux ouvriers qui constituent ce service une circulaire dont nous détachons ce plan d’offensive : “Nous nous entendrons avec tous les autres travailleurs. Dans les bureaux, dans les ateliers, dans les chantiers, dans les mines, dans les chemins de fer, dans les ports, à mauvaise paye (c’est-à-dire quand les travailleurs n’obtiendront pas les salaires qu’ils réclament), nous répondrons par mauvais travail. Ceux qui ont créé la vague de paresse, e qui cependant ne travaillent jamais d’une année à l’autre (?), veulent épuiser la classe qui travaille et qui peine ; eh bien ! Il faut qu’ils sachent que nous les épuiserons avec nous. S’il faut crever, nous crèverons tous ensemble ! ».

Bientôt, en réponse aux menaces incessantes et intolérables de dictature de certains individus, nous verrons les syndicats de médecins, de pharmaciens, de chirurgiens-dentistes communiquer à la presse une note dans ce genre :

« Le syndicat des médecins, constatant que le Comité du personnel des services publics de la Ville de Paris manifeste ouvertement l’intention d’arrêter ou de saboter la vie collective ou économique de la capitale, et, selon son mot charmant, de nous laisser crever, décide à son tour : aucun soin médical ne sera accordé à l’avenir à un membre du syndicat du personnel des services publics de la ville de Paris. Il est juste que ceux qui veulent laisser crever leurs concitoyens commencent par crever eux-mêmes. »

 

Doux pays, douces mœurs… !

(Démocratie nouvelle, février 1920)


Source : legeneraliste.fr