Un film, un médecin

La Citadelle

Publié le 12/07/2012
Réalisation

King Vidor

Année de réalisation

1938

Durée

108 minutes

Scénario

Ian Dalrympie, Frank Wead et Elisabeth Hill d’après le roman éponyme d’A.J. Cronin

Producteur

Victor Saville

Distribution

Robert Donat (Dr Andrew Manson)

Rosalind Russell (Christine Manson)

Ralph Richardson (Denny)

Rex Harrison (Dr Lawford)

Emlyn Williams (Owen)

Penelope Dudley-Ward (Toppy LeRoy)

L’histoire

Fraîchement diplômé, le jeune docteur Manson arrive dans une petite ville minière du Pays de Galles, où il est nommé médecin de la Compagnie des Mines. Il y fait la connaissance de Denny qui devient son ami, et de Christine, dont il s'éprend. Idéaliste, il affronte la maladie, mais aussi les injustices sociales, ce qui déplaît à son employeur qui le révoque. Avec sa femme, il part à Londres y ouvrir un cabinet. Là, il rencontre le docteur Lawford, un chirurgien cynique ayant fait fortune auprès d'une clientèle bourgeoise aisée. Grisé par le succès, Manson oublie ses idéaux...

Récompenses

Le film fut nominé quatre fois aux Oscars 1939: meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur (Robert Donat) et meilleure adaptation.

Notre avis

King Vidor fut un des géants d’Hollywood. En attestent quelques chefs d’œuvre comme La Grande Parade, La Foule, Le Grand Passage, Le Rebelle ou Duel au Soleil. Mais il signa aussi quelques films de commande où son génie n’apparaît que fugitivement. C’est le cas de la Citadelle, King Vidor n’ayant visiblement pas été très enthousiasmé par le roman de Cronin qu’il jugeait médiocre. Il en résulte un film fort académique sans le moindre soupçon d’authenticité. Certains événements majeurs du livre sont même carrément occultés comme la mort accidentelle de la femme du personnage principal. Robert Donat, Rosalind Russell, Ralph Richardson et Rex Harisson tirent néanmoins leur épingle du jeu, donnant un peu d’âme à cette adaptation qui manque singulièrement de souffle.

A.J. Cronin

Archibald Joseph Cronin (1866-1981), est né en Ecosse, à Cardross, d’un père catholique et d’une mère protestante. Après ses études de médecine, il fit ses débuts comme médecin des pauvres dans une région industrielle du Pays de Galles, avant de devenir inspecteur des mines. Après sa thèse sur les anévrismes (1924), il s’installe à Londres où un repos forcé lui donne l’occasion d’écrire son premier roman : « Le Chapelier et son château ». S’ensuivront des romans plus largement autobiographiques comme «La Citadelle » ou sur la vie de la mine (« Sous le regard des étoiles »). Son plus grand succès de librairie restera néanmoins « Les Clés du royaume ». Preuve en est, ce fut le deuxime roman a être publié en Livre de poche (le premier ayant été «Koenigsmark » de Pierre Benoît.


Source : legeneraliste.fr