Pneumologie

La BPCO reste sous-diagnostiquée  Abonné

Publié le 16/12/2011
L’épidémiologie est en hausse avec un sous-diagnostic flagrant puisqu’un patient sur trois est mal diagnostiqué. Les femmes sont de plus en plus touchées avec un tabagisme plus fréquent chez la femme jeune et une sensibilité pulmonaire accrue aux particules toxiques du tabac. La réhabilitation respiratoire n’est pas assez mise en avant faute d’une reconnaissance suffisante malgré des niveaux de preuves élevés sur l’évolution à court et long terme. Les exacerbations fréquentes assombrissent le pronostic et les patients les plus sévères méritent un suivi plus serré. Cette maladie est appelée à devenir en 2020 la troisième cause de décès dans le monde. Le point avec le Pr Isabelle Tillie-Leblond (clinique des maladies respiratoires, CHRU de Lille)

Crédit photo : ©DR

Le Généraliste. Pourquoi la BPCO est-elle aussi mal repérée ?

Pr Isabelle Tillie-Leblond. L’essoufflement est insidieux et les patients s’y habituent en restreignant progressivement leurs activités. Le médecin n’est pas suffisamment sensibilisé de telle sorte qu’une déclaration de non-essoufflement leur paraît suffisante pour nier ce symptôme. Il devrait affiner l’estimation du souffle de ses patients par des questionnaires plus détaillés qui permettaient d’améliorer le dépistage de la BPCO. Le stéréotype du « tousseur cracheur » reste pénalisant.

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