IVG: les "antis" manifestent à Madrid, les "pros" défilent à Paris

Publié le 19/10/2009

La nouvelle loi de libéralisation de l'avortement, qui doit être votée au parlement a mobilisé plus d’un million de manifestants samedi dans les rues de Madrid, à l'initiative d'organisations catholiques hostiles à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). Au lendemain de cette importante manifestation contre l'avortement, le principal parti d’opposition a indiqué qu'il demanderait aux députés, par le biais d'un amendement, que la loi "soit renvoyée au gouvernement et ne passe pas". Ce texte prévoit que les femmes pourront avorter librement dans un délai de 14 semaines, et jusqu'à 22 semaines de grossesse en cas de "risque pour la vie et la santé" de la mère ou "de graves anomalies du foetus". Parmi les dispositions les plus controversées figure la liberté d'avorter pour les mineures de 16 et 17 ans sans consentement ni information préalable des parents.

A Paris, la motivation des manifestants était inverse à celle des protestataires madrilènes. Réunies samedi à l’initative du Planning familial, plusieurs milliers de personnes ont dénoncé "la logique de rentabilité" conduisant au "démantèlement des centres d' ivg autonomes", notamment en région parisienne : fermeture du centre de l'hopital Broussais (Paris, 14e), du centre de l'hopital Tenon (Paris, 20e) du centre Jean Rostand à Ivry-sur-Seine, et demain du centre de Bobigny". Mise en cause, l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) avait assuré à l'AFP que les "regroupements" actuellement en cours donnaient lieu à des "transferts d'activités" sans "diminuer le volume d'activités".


Source : legeneraliste.fr