Installation : 5 sénateurs UMP contre la coercition

Publié le 12/03/2013

Plusieurs sénateurs UMP ont exprimé mardi leur opposition aux mesures coercitives contre les médecins. Tout en partageant «la préoccupation légitime de chacun à se voir garantir un accès aux soins de proximité», Catherine Deroche (Maine-et-Loire), Alain Houpert (Côte d’Or) Alain Milon (Vaucluse) René-Paul Savary (Marne) et François Trucy (Var) affirment dans un communiqué que «les solutions pour lutter contre le manque de médecins ne doivent pas être prises contre les médecins pour pouvoir être efficaces». Ils estiment «inacceptable d'encadrer très fermement la liberté d'installation des jeunes médecins, en les contraignant à s'installer en zones rurales et périurbaines», alors que selon une enquête de l'Institut de recherche et documentation en économie de la Santé, «95% des Français ont accès à des soins de proximité en moins de 15 minutes», affirment-ils.

Ces élus ne se contentent pas de reprendre à leur compte une position réaffirmée par les deux derniers gouvernements. Ils demandent en effet à la ministre des Affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, «de prendre les mesures nécessaires sans pour autant pénaliser la médecine libérale, faute de quoi cela entraînerait une chute de la vocation». Cette prise de position prend le contre-pied d’un récent rapport du Sénat, qui avait préconisé de restreindre la liberté d'installation des médecins libéraux pour mieux lutter contre les déserts médicaux, en se calquant sur les mesures coercitives déjà appliquées aux autres professions de santé. «Toute liberté doit être régulée», avait déclaré devant la presse son rapporteur, le centriste Hervé Maurey (UDI-UC), soulignant qu'en dehors des médecins, aucun autre professionnel de santé de statut libéral (infirmières, pharmaciens, kinés, sages-femmes, etc.) ne peut s'installer où il veut.


Source : legeneraliste.fr