Industrie du médicament : le Leem appelle à un «pacte industriel»

Publié le 04/10/2012

Quatre jours après la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) dont il estime les baisses de prix envisagées d’une ampleur «ni justifiée, ni raisonnable», le Leem tire à nouveau la sonnette d’alarme et plaide pour un «choc de conscience». C’est dans ce contexte que l’organisation professionnelle organisait ce jeudi un colloque à Paris intitulé «La France veut-elle rester une terre de production industrielle ? ». L’organisation professionnelle propose à l’ensemble des acteurs du système (industriels, politiques et institutionnels) un «pacte industriel» visant à «conforter la production» de médicaments en France, alors que plusieurs milliers d’emplois sont en jeu dans les dix ans, selon une étude présentée jeudi. L'industrie pharmaceutique a «des atouts», mais «il est important de (les) consolider et de (les) renforcer pour en faire de véritables avantages compétitifs», a expliqué Christian Lajoux. Dans la première étude présentée, le cabinet Roland Berger pointe notamment parmi les atouts français, un tissu de 224 sites de production couvrant l'ensemble des technologies, une balance commerciale positive et «une position de leader dans les vaccins». La seconde étude, menée par le cabinet Arthur D. Little, met en lumière «un risque dans les années à venir» pour les emplois productifs dans le secteur du médicament, du fait de la pression sur les prix, du renforcement des génériques, et de l'attraction industrielle des pays émergents notamment.

«Aucun des nouveaux médicaments enregistrés au niveau européen en 2011 n'est produit en France», a regretté la Fédération. En plus d’accélérer la Recherche et Développement et de consolider les atouts de la production pharmaceutique existants dans l’hexagone, le Leem propose d’explorer les pistes du générique et des biotechnologies. «Il faut que la France devienne un pays producteur de génériques. Aujourd’hui, notre production est insuffisante. Il faudra également pousser sur les biotechnologies», a déclaré Christian Lajoux.


Source : legeneraliste.fr