Incrétines : un risque accru pour le pancréas ?

Publié le 28/03/2013

Suite aux résultats d’une étude académique parue dans la revue Diabetes, suggèrant une augmentation du risque de pancréatite et de métaplasies des canaux pancréatiques (modifications cellulaires précancéreuses), chez les diabétiques de type 2 traités par incrétinomimétiques (agonistes du GLP-1 et inhibiteurs de la DPP-4), l’ANSM vient de publier un point d’information.

« Les autorités de santé européennes évaluent actuellement les résultats de cette étude », précise l’agence. En attendant leurs conclusions, « les recommandations d’utilisation de ces médicaments restent inchangées et les patients ne doivent pas interrompre leur traitement ».

Pour mémoire, les récentes recommandations HAS/ANSM sur le traitement médicamenteux du diabète de type 2 préconisent l’utilisation de ces molécules « comme moyens thérapeutiques supplémentaires, notamment en cas d’échec ou de contre-indication aux thérapies dites traditionnelles ».

Compte-tenu du mécanisme d’action des incrétines et de la notification de rares cas de pancréatites depuis leur commercialisation, les effets pancréatiques avaient déjà été identifiés comme un risque potentiel de ces médicaments. Des mises en garde pour les patients et les professionnels de santé figurent d’ailleurs dans les RCP et la notice destinée aux patients. Par ailleurs, le plan de gestion des risques de ces médicaments comprend un suivi spécifique des effets pancréatiques.

Dans ce contexte L’ANSM rappelle aussi que les professionnels de santé doivent déclarer immédiatement tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament dont ils ont connaissance au centre régional de pharmacovigilance dont ils dépendent


Source : legeneraliste.fr