HPST : les internes et les étudiants changent de ton

Publié le 31/03/2009

Alors qu’ils étaient plutôt favorables au départ au projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires », les représentants des internes et des étudiants en médecine commencent à infléchir leur soutien. Dans un communiqué commun, les étudiants en médecine de l’ANEMF, les internes de l’ISNIH et les internes de médecine générale de l’ISNAR-IMG s’en prennent particulièrement à deux amendements adoptés en première lecture par les députés. Déposés par Yves Bur et Jean-Luc Préel, les deux amendements qui fâchent prévoit l’un la possibilité pour les cliniques de rompre unilatéralement le contrat d’exercice d’un praticien libéral et l’autre la faculté pour une ARS de plafonner le nombre d’actes en secteur 2 dans les établissements. Les jeunes s’en remettent à présent aux sénateurs qui examineront le texte à partir du 12 mai en appellent à la « sagesse des parlementaires de la haute assemblée pour revenir sur ces dispositions car si la problématique identifiée est réelle, la solution proposée ne répond pas à l’objectif de l’accès pour tous à des soins de qualité. » En revanche pas question pour les jeunes de toucher aux contrats santé solidarité qui ont suscité la colère et l’incompréhension chez leurs aînés. Les internes disent donc faire « confiance à la sagesse des sénateurs pour ne pas revenir sur le principe, validé par l’Assemblée Nationale, de solidarité intergénérationnelle dans l’application des mesures destinées à pourvoir aux besoins de soins des zones les plus sous dotées ».

 


Source : legeneraliste.fr