Fracture du col du fémur

Forte baisse du taux d’hospitalisation en dix ans

Publié le 20/04/2010
Grâce au développement des traitements de l’ostéoporose et aux campagnes de prévention des chutes de personnes âgées, le taux d’hospitalisation suite à des fractures du col du fémur est en diminution constante depuis une dizaine d’années.

Crédit photo : ©PHANIE SPL

En 2007, une fracture du col du fémur a été à l’origine de 77 300 séjours à l’hôpital pour des patients de 55 ans ou plus, indique mardi une étude de la DREES, le service statistique du ministère de la Santé. Les femmes, dont les os sont plus souvent fragilisés par l’ostéoporose, sont plus touchées : elles représentent toujours les trois quarts des hospitalisations. L’âge moyen de ces patients était de 83,2 ans pour les femmes et 79,6 ans pour les hommes. Mais ces derniers ont une durée de séjour plus longue : 14,6 jours contre 13,5 pour les femmes. En outre, le taux de mortalité au cours de ces séjours est deux fois plus important chez les hommes que chez les femmes. S’il a fortement diminué dans les années 2000, il s’établit désormais 7,7 % pour les premiers et à 3,7 % pour les secondes. À la mortalité survenant durant le traitement s’ajoute une surmortalité au cours des mois suivants. Un an après la fracture, plus de 10 % des patients seraient morts de complications et 50 % conserveraient un handicap définitif.

Au cours des dix dernières années, le nombre total de séjours hospitaliers en raison d’une fracture du col de fémur est passé de 75 200 à 1998 à 77 300 en 2007. Une hausse modérée au regard du vieillissement de la population. Il semblerait donc que les campagnes de prévention des chutes ainsi que le développement du traitement de l’ostéoporose commencent à produire leurs effets. Le taux d’hospitalisation brut des patients âgés - qui tient ainsi compte de la croissance démographique- montre en effet une diminution de 15,3 % chez les femmes et de 7,3 % chez les femmes. Ce recul est aussi souligné dans les études américaines. Les taux d’hospitalisation varient relativement peu selon les régions françaises. Mais il croit évidemment avec l’âge. Chez les hommes il est 5 pour 10 000 entre 55 et 59 ans, augmente fortement après 85 ans pour atteindre 344 à partir de 95 ans. Chez les femmes, il est peu différent avant 65 ans mais s’élève plus vite atteignant 132 entre 80 et 84 ans et 443 à partir de 95 ans.

V.H.

Source : legeneraliste.fr