Fin de vie : un quart des décès survient au domicile

Publié le 18/03/2013

L’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) a rendu public, ce lundi, son rapport annuel qui est cette année entièrement consacré à la question de la fin de vie à domicile. Selon l'étude - qui synthétise des données disponibles sur la fin de vie et une enquête de terrain menée en Ile-de-France, Bretagne et Languedoc Roussillon – moins d’un tiers (25,5 %) des décès surviennent effectivement à domicile, alors que plus de huit Français sur dix souhaiteraient « passer leurs derniers instants chez eux ». En effet, si un mois avant le décès, seulement 30 % des patients sont à l’hôpital, la veille du décès c’est le cas de plus de 60 % des personnes. Dans le maintien à domicile, l’entourage joue « un rôle essentiel ». Mais c’est aussi le système de santé français qui « trop complexe », n’est pas adapté à la réalité de la fin de vie, toujours selon le rapport. En particulier, les attentes vis-à-vis des généralistes sont considérées comme « irréalistes » par l’ONFV qui déplore « un réel manque de formation ». À peine 2,5 % des médecins généralistes ont été formés aux soins palliatifs et ces derniers ne sont impliqués que dans une à trois situations de fin de vie chaque année. Enfin l’ONFV recommande de renforcer le rôle de ressource de l’hôpital pour les acteurs de soins palliatifs à domicile. Trop souvent, en effet, le « manque d’anticipation » se traduit par des « hospitalisations en urgence ». En 2010, près de la moitié des patients décédés à la suite d’une hospitalisation pour soins palliatifs sont passés par un service d’urgence.


Source : legeneraliste.fr