Enfants malades : le don de jours de repos à un collègue adopté par le Parlement

Publié le 02/05/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Le Parlement a définitivement autorisé mercredi les salariés à donner anonymement une partie de leurs jours de repos à un collègue dont un enfant est très malade, le Sénat ayant adopté conforme la proposition de loi de Paul salen, député UMP de la Loire déjà votée à l'Assemblée en janvier 2012. Les sénateurs se sont prononcés pour ce texte, à l'exception de ceux du groupe CRC (communiste, républicain et citoyen), qui ont voté contre car ils préfèrent une logique de "solidarité universelle", et des socialistes qui se sont abstenus, trouvant cette solution "pas satisfaisante sur le plan juridique". Quant au ministre du Travail François Rebsamen, il a émis de "fortes réserves" sur le texte, rappelant que "les jours de repos répondent à un impératif de protection de la santé des salariés". Mais il s'en est remis "à la sagesse du parlement".

Un cas réel de solidarité

Paul Salen avait expliqué s'être inspiré d'un cas réel de solidarité survenu dans une entreprise de son département. Christophe Germain, un salarié de Badoit, avait bénéficié de 170 jours de RTT donnés par ses collègues, grâce au feu vert de son entreprise, et avait pu rester en permanence au chevet de son fils de 11 ans, Mathys, atteint d'un cancer et hospitalisé à domicile jusqu'à son décès fin décembre 2009. M. Germain a d'ailleurs assisté des tribunes au débat, accompagné de Paul Salen.

La possibilité de donner des jours de repos à un collègue pour qu'il s'occupe de son enfant malade existe déjà dans des entreprises du secteur privé dans le cadre d'accords collectifs, mais elle n'est pas prévue dans le secteur public. "Ce texte est porté par une véritable attente au sein de la population, par un besoin de solidarité et d'entraide mutuelle, et vise à permettre aux familles traversant des moments de grande douleur de concilier leur vie professionnelle avec les événements les plus tragiques de l'existence que sont la maladie et la perte d'un enfant", a souligné la rapporteure, Catherine Deroche (UMP).


Source : legeneraliste.fr