Éditeurs d’annuaires médicaux : gare aux arnaques, rappelle la CSMF

Publié le 31/03/2011

La CSMF lance une nouvelle mise en garde contre ces sociétés, souvent étrangères, éditrices d’annuaires qui proposent aux médecins libéraux l’insertion des coordonnées professionnelles des médecins dans des annuaires imprimés ou électroniques en échange de fortes sommes d’argent. Ces sociétés arnaqueuses sont nombreuses, et pour certaines d’entre elles déjà connues : Travel guide, Fair Guide, Annuaire Pro, guide des Commerçants, guide des villes, le guide pratique des villes, France.téléphone.net, Annuaire téléphonique.net (office des annuaires), Annuaire télécom, Annuaire des entreprises, D@D,MB communication (info presse) TVV, Nova Chanel, Européen City Guide, BJ com, annuaire on ligne, Top concept, Guide interprofessionnels G.I.P.R.O et la dernière TEMDI (The European Medical Directory). « Leur méthode consiste à demander aux médecins de vérifier l’exactitude de leurs coordonnées dans les différents documents que ces sociétés leur adressent, a indiqué la CSMF dans un communiqué jeudi. Or il s’agit, en réalité, d’un contrat d’insertion dans un annuaire professionnel, insertion ayant pour contrepartie le paiement d’une certaine somme par édition ». La CSMF rappelle que certaines de ces entreprises ont déjà été condamnées : le responsable d’Annuaire Pro par la Cour d’Appel de Colmar en 2006 à 18 mois de prison avec sursis et 200 000 euros d’amende pour publicité mensongère. En 2001, European City Guide a écopé d’une amende administrative de 23 000 euros infligée par la DGCCRF catalane pour publicité de nature à induire en erreur. Les recommandations de la Répression des Fraudes sont de « lire attentivement tous les documents qui leur parviennent pour éviter de remplir, signer et renvoyer un document sans savoir quel est son objet précis », « se méfier notamment des adresses d’entreprises situées à l’étranger, des boîtes postales et des enveloppes pré imprimées pour la réponse », « en cas de renvoi de ce document par erreur ou faute d’attention, ne pas se laisser intimider et réagir » et « saisir la DGCCRF de leur département d’une plainte sur la base de la publicité mensongère ». « Ces arnaques ne datent donc pas hier, mais font toujours autant de victimes ! » souligne la CSMF.


Source : legeneraliste.fr