Ebola : après la Guinée, le Libéria

Publié le 24/03/2014

Crédit photo : DR

Après la Guinée frappée par des cas de fièvre hémorragique, dont celle provoquée par le virus Ebola, qui ont fait une soixantaine de morts depuis janvier, six cas suspects d'Ebola ont été détectés lundi au Liberia (carte) voisin, dont cinq mortels. "Jusqu'à ce matin (lundi), six cas ont été détectés, dont cinq sont déjà morts: quatre femmes et un enfant de sexe masculin", indique un communiqué du ministre libérien de la Santé, Walter Gwenigale, en précisant que le sixième cas est une petite fille, actuellement "sous traitement". Ces personnes, dont les nationalités n'ont pas été précisées, étaient venues du sud de la Guinée pour se faire soigner dans des hôpitaux du nord du Liberia, dans la région de Lofa, près de la frontière, selon le ministre. Des inspecteurs libériens de santé se trouvent dans cette région depuis le 21 mars et ils "enquêtent déjà sur la situation, remontent les contacts (des cas suspects), font des prélèvements sanguins et sensibilisent les autorités sanitaires sur la maladie", a-t-il ajouté.

A Conakry, le ministère de la Santé et l'OMS ont indiqué que "la Guinée a enregistré du mois de janvier au 23 mars un nombre total de 87 cas suspects de fièvre hémorragique virale dont 61 décès", essentiellement dans le Sud. De premières analyses d'échantillons effectuées par l'Institut Pasteur de Lyon, en France, ont montré que ces cas de fièvre dans le sud de la Guinée étaient dus au virus Ebola. En revanche, les trois cas de fièvre hémorragique ayant provoqué la mort de deux personnes à Conakry ne sont finalement pas dus au virus Ebola. "Pour l'instant, il n'y a pas de fièvre Ebola à Conakry, mais une fièvre hémorragique dont la nature reste à déterminer", a déclaré à l'AFP le Dr Sakoba Keïta du ministère guinéen de la Santé après avoir reçu les premiers résultats d'analyses effectuées à l'institut Pasteur de Dakar. Ces déclarations contredisent les informations données dimanche par l'Unicef. Le ministère guinéen de la Santé a demandé aux populations de garder "calme et sérénité" car "la maladie reste, selon lui, circonscrite et sous contrôle".


Source : legeneraliste.fr