Du rififi autour de la fin de vie

Publié le 15/02/2012

Suite à la remise mercredi du rapport de l'Observatoire de la fin de vie, la psychologue Marie de Hennezel a démissionné de cet organisme visiblement en désaccord avec la façon dont son président, le Pr Régis Aubry, gère cet Observatoire, un organisme créé en 2010. Le rapport tremis mardi à François Fillon montre notamment que la loi Leonetti de 2005, est méconnue par les familles et encore peu appliquée par les médecins alors que «la France est un des pays qui médicalise le plus la fin de vie». La psychologue Marie de Hennezel a fait savoir son désaccord sur le contenu de ce rapport qui «ne fait que compiler des études alors qu'il aurait fallu se rendre sur le terrain pour voir concrètement ce qui se passait». Il y avait pourtant «urgence à savoir où étaient les blocages» dans l'application de la loi Leonetti, «qui devrait permettre en théorie de finir sa vie sans souffrance», a indiqué Marie de Hennezel dans un entretien au Parisien, dans lequel elle estime en susbtance que 450.000 euros ont été dépensé pour rien.

Le Pr Aubry dément que le rapport ait coûté 450.000 euros et assure que «Marie de Hennezel (...) est partie également parce que l'observatoire refuse de se positionner dans une posture partisane sur la question de l'euthanasie», alors même que l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) relance le débat sur la légalisation de l'euthanasie à l’occasion des présidentielles. Nicolas Sarkozy s'est déclaré, la semaine passée, opposé à cette perspective, tandis que François Hollande, s'est, à l’inverse, prononcé pour une «assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité». Par ailleurs, selon le journal Le Monde, une autre membre de l’Observatoire a démissionné. Le Pr Emmanuel Hirsch, professeur d’Ethique a souhaité reprendre «sa liberté de parole». Avec son comité «Plus digne la vie», il a lancé un appel contre une évolution législative qui irait dans le sens d’une légalisation de l’euthanasie.


Source : legeneraliste.fr