Deux essais en cours en France sur un test de diagnostic de la trisomie 21

Publié le 29/09/2012

Un nouveau test prénatal de diagnostic de la trisomie 21 à travers le sang maternel, moins invasif que l'amniocentèse, est l'objet de premiers essais en France. Ce type de test sur "l'ADN foetal circulant dans le sang" n'est actuellement pas permis en France, faute d'une autorisation par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ou bien d'un feu vert au niveau européen, a précisé vendredi la patronne de l'Agence de la biomédecine, Emmanuelle Prada-Bordenave. Depuis l'été, un test basé sur ce principe, le PraenaTest commercialisé par la société Lifecodexx, est autorisé en Suisse et se trouve disponible en Allemagne et en Autriche. "Les résultats scientifiques publiés dans plusieurs congrès (...) sur des cohortes importantes avec plusieurs milliers de patientes vont dans le sens d'un test efficace et permettent d'envisager une alternative à l'amniocentèse pour le diagnostic(...). Les résultats scientifiques publiés dans plusieurs congrès (...) sur des cohortes importantes avec plusieurs milliers de patientes vont dans le sens d'un test efficace et permettent d'envisager une alternative à l'amniocentèse pour le diagnostic", a expliqué la directrice générale de l'Agence de la Biomédecine à l’occasion de la présentation du rapport annuel de son Agence. Les trois organismes publics français concernés par le dossier - Haute autorité à la santé (HAS), Agence de la biomédecine et ANSM - ont inscrit ce sujet à "leur agenda" et deux "protocoles" d'essais sont actuellement en cours, a-t-elle indiqué. "Ce test sur l'ADN circulant dans le sang maternel peut être envisagé comme outil de diagnostic, mais en aucun cas comme outil de dépistage et cela ne doit pas remplacer l'échographie comme outil indispensable de surveillance de la grossesse", a souligné Mme Prada-Bordenave, alors que, depuis l’été, plusieurs associations de défense des malades et de leurs familles ont dénoncé la possibilité d'une dérive eugénique face à la généralisation de tels tests.


Source : legeneraliste.fr